Partager l'article ! Parcours d'une AVSI : Patricia permet aux élèves d'etudier en faisant abstraction de leur handicap: Son parcours riche et atypique en fait une ...
« J'étais enseignante en CP-CE1, je leur apprenais
à lire, j'étais donc souvent au contact de la dyslexie », explique l'AVSI. Elle a pris sa retraite précipitamment après un drame familial, pour s'occuper uniquement de ses enfants. Puis, une
autre voie s'est naturellement ouverte. « Ma fille est née sans diaphragme et mon fils avec une pathologie, alors j'étais souvent à l'hôpital, au contact d'enfants handicapés »,
raconte-t-elle. Elle s'est investie peu à peu, jusqu'à travailler à l'IME de Fruges auprès d'autistes. « J'étais au contact d'enfants qui m'ont donné une expérience différente de ceux que
j'avais croisés durant ma carrière dans l'Éducation nationale. Mais une expérience tout aussi enrichissante. » L'an dernier, elle était AVSI auprès d'un enfant autiste en maternelle, sous
contrat avec Pôle emploi. Mme Liétard, référente pour les enfants handicapés sur la circonscription d'Arras, lui a proposé le poste de 24 heures par semaine réparties sur plusieurs
établissements, créé en septembre par l'académie. Cette fois, ce n'est plus à l'autisme que Patricia est confrontée mais à la dyslexie, la dyspraxie et la dysphasie. « Depuis la rentrée, je
m'occupe de quatre enfants : un en CM2 à l'école de Prédefin, un en 3e et deux en 4e au collège d'Heuchin. » Pour le moment, Patricia Van de Walle vient de faire connaissance avec les élèves
et tente de déterminer peu à peu quel rôle elle peut avoir pour leur « rendre la vie plus simple pour étudier ». Elle bénéficiera bientôt d'une formation d'une soixantaine d'heures,
réparties sur les mercredis. Patricia Van de Walle ne souhaite pas se contenter de faire des photocopies des cours pour les élèves ou de simplement prendre les notes à leur place. Elle veut
également leur être utile dans l'apprentissage, pour réviser par exemple. « J'essaie de créer des outils spécifiques, de trouver des solutions dans les ouvrages, etc., évoque-t-elle. J'y
passe énormément de temps chez moi, mais ça vaut le coup si ça permet aux élèves d'apprendre convenablement en faisant abstraction de leur handicap. » Ainsi, elle avait réalisé récemment des
questionnaires à choix multiples pour aider l'un des élèves à réviser l'histoire, car il doit passer le brevet des collèges à la fin de l'année scolaire. « Comme je sais qu'il a des
difficultés à écrire, j'ai fait en sorte qu'il n'ait qu'à cocher. » Sur l'ordinateur également, Patricia tente de mettre au point des techniques, comme la discrimination visuelle.
« On m'avait suggéré à l'IME de suivre une formation pour devenir éducatrice spécialisée, confie Patricia Van de Walle.
Mais suivre une nouvelle formation de trois ans, c'était trop lourd. » Mais ses différentes expériences l'ont au moins ouverte à d'autres choses. Elle est désormais passionnée à l'idée de
passer du temps avec une poignée d'élèves qui ont besoin d'un peu plus d'attention. Et elle se réjouit à l'idée que certains professeurs coopèrent très bien avec elle et acceptent son nouveau
rôle. Elle a l'impression d'être utile, à son échelle, dit-elle. « Même si mon fils me répète sans arrêt : "Maman, tu ne changeras pas le monde"... » •
SOURCE:
PAR AUDREY HALFORD sur http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Saint_Pol_sur_Ternoise/actualite/Saint_Pol_sur_Ternoise/2010/10/01/article_patricia-van-de-walle-auxiliaire-de-vie.shtml
| Mai 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||