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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 08:59
Violences conjugales faites aux femmes en situation de handicap - via 20minutes

Coralie Lemke

Le calvaire de Claire aura duré 35 ans. Autant d’années passées sous les coups et les injures de son ex-mari. Une période pendant laquelle elle a également progressivement perdu la vue. Ce n’est qu’à 60 ans qu’elle recommence une nouvelle vie. Claire s’en est sortie en 2014 grâce à l’association Femmes pour le dire femmes pour agir (FDFA), qui soutient les femmes battues en situation de handicap.

Comme elle, presque 80% des femmes en situation de handicap sont victimes de violences selon une audition au Parlement Européen de mars 2012. En raison de leur handicap, qu’il soit physique ou mental, elles sont souvent en situation de «dépendance vis-à-vis des auteurs de violences» selon ce rapport. Une vulnérabilité accrue qui les rend aussi quatre fois plus susceptibles de souffrir de violences sexuelles que les autres femmes.

Claire confirme cette analyse. «Plus mon handicap empirait et plus son comportement était insoutenable. Il me traitait comme une moins que rien», se souvient cette élégante femme aux yeux maquillés de noir.

Agir immédiatement

Les responsables de l’association FDFA l’ont convaincue de ne plus attendre pour divorcer. La séparation est prononcée en juin 2014. «C’était un divorce à l’amiable car j’ai retiré ma plainte contre mon ex-mari. Mais je le regrette maintenant. J’aurais du aller jusqu’au bout.»

Malgré cette pointe d’amertume, Claire réapprend à vivre. Elle est aidée du conseil juridique et des avocats de l’association. Elle participe aussi aux ateliers qui sont organisés. «Il y a des cours de langue qui sont organisés. On passe des après-midis ensemble, entre femmes, à se raconter nos malheurs en anglais», sourit-elle.

Pour se reconstruire, elle s’est investie dans l’association où elle essaye de faire de la prévention. «Je me rends compte que les femmes ont peur des représailles. Moi je veux leur dire de ne surtout pas attendre pour réagir. On ne change pas un homme qui est méchant. Voilà ce que j’ai appris», explique Claire de sa voix rauque.

Un jour, le déclic

Car Claire a été victime de brutalité dès les premières années passées avec son conjoint, après son mariage en 1979. «Je tombais souvent à cause de ma vue qui baisse. Mais jamais il ne m’a ramassée, jamais il ne m’a soutenue lorsque je devais me faire opérer de la colonne vertébrale.»

La situation a empiré avec le temps. Insultes, blessures, adultère, voilà à quoi ressemble son quotidien. Elle passe alors le plus clair de son temps enfermée dans la chambre.

«Le déclic, ça a été le trop plein de violences. La dernière de ses maîtresses a été une de mes meilleures amies, c’est là que je me suis décidée», affirme Claire. Sa sœur connaissait une femme qui elle aussi avait subi des violences. Elle lui a conseillé de contacter l’association Femmes pour le dire femmes pour agir.

Aujourd’hui, elle vit seule dans un appartement avec son chien-guide Arly, âgé de 8 ans. La prochaine étape sera de changer de logement, empli de 35 ans de souvenirs avec son ex-mari. «Je ne veux pas me laisser aller et j’ai besoin de changer d’environnement pour me reconstruire.»

Depuis le mois de mars 2015, la FDFA a lancé la première permanence téléphonique nationale destinée aux femmes battues en situation de handicap. Les lundis après-midi et les jeudis matin, des membres de l’association sont disponibles au 01 40 47 06 06. Un soutien qui va de la simple écoute à l’accompagnement juridique.

Source : http://www.20minutes.fr/magazine/handicap/les-visages/plus-mon-handicap-empirait-et-plus-son-comportement-etait-insoutenable-137384/

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 19:16
Image de soi et handicap - via lien-social.com

Les personnes en situation de handicap souffraient très fréquemment d’un déficit d’image. Tant pour des raisons culturelles qu’institutionnelles, leur condition de personnes stigmatisées ou de mineurs à vie a contribué à négliger leur image personnelle. Celle-ci était alors le reflet de leur exclusion sociale, comme dans les hôpitaux psychiatriques où des patients demeuraient parfois en pyjama tout au long des journées… Depuis quelques années, émerge une prise de conscience de l’importance du look dans les interactions sociales, et par conséquent du rôle de l’image de soi dans la possibilité ou non de « participer socialement » ce qui reste le but ultime de toute action sociale ou médico-sociale

Le terme de look, qui a pénétré notre langage familier, sert à désigner précisément l’image globale que chacun donne à voir à un quelconque observateur. Au-delà des modèles ou des idéaux types diffusés par les médias et les courants de mode, chacun possède un look qui lui est propre, qu’il s’est constitué à travers les multiples interactions et situations de sa vie quotidienne. L’image de soi est donc le résultant complexe d’une trajectoire, une « interface historique entre soi et les autres », entre les tendances personnelles et les influences culturelles.
D’un point de vue psychologique, le look représente un espace de négociation entre la toute-puissance de nos désirs et le principe de réalité que nous opposent les autres. À ce titre, nous pouvons dire qu’il représente un compromis historique, espace d’enjeux permanents au plan narcissique et affectif. D’un point de vue sociologique, en tant qu’il est le fruit de nos interactions, le look prend une importance congruente avec l’intensité de la vie sociale : l’image de soi résulte directement du commerce entre les hommes, et ce sont donc naturellement les villes, les sociétés de cour et tous les rassemblements mondains qui ont participé à sophistiquer les looks, parfois jusqu’à l’extravagance, comme nous le montre l’histoire des civilisations. En effet, les premières grandes civilisations urbaines (comme celles de la Mésopotamie, de l’Égypte, de la vallée de l’Indus, ou celle dite de la « route des oasis ») se caractérisaient toutes par une quête esthétique et la recherche d’un look sophistiqué. Autrement dit, l’élaboration d’un look, chargé de valeurs hautement symboliques, signe le dépassement de notre état de nature et représente par excellence la civilisation.
Malgré la banalisation médiatique dont il fait l’objet aujourd’hui, le look n’est pas un résidu, un détail ou un accessoire, il est notre mode le plus permanent de communication, notre carte de visite la plus immédiate et la plus personnelle, notre objet de transaction le plus obsédant. Il va bien au-delà du corps qui le supporte ; il n’est pas une chose, mais une structure de sens constamment modulée par les feed-back de l’environnement. C’est à ce titre, qu’il constitue un concept psychosocial de premier ordre.
S’il est difficile, dans un premier temps, d’en discriminer les éléments constitutifs, c’est que le look se présente d’emblée comme un tout signifié, parfaitement cohérent, qui est l’expression même de la personne et qui en résume la trajectoire existentielle et ses aléas. Nous pourrions dire que chaque look est une combinaison originale d’éléments qui ne sont pas nécessairement originaux : vêtements, coiffure, lunettes, maquillage divers, accessoires socialement codifiés. Le look est élaboré sur la base des stratégies sociales utilisées de manière privilégiée par tout acteur : paraître crédible, faire sérieux, ou faire rire, séduire, faire peur ou exercer une pression, passer inaperçu, la jouer chic ou décontracté, authentique ou mystérieux, snob ou sport, etc. Le choix des vêtements, de leurs formes et couleurs, des matériaux, des accessoires, du système pileux, ne font que donner corps à nos stratégies quotidiennes, conscientes ou non. Ce choix, parmi une gamme parfaitement codifiée, mais toujours riche d’imaginaire, nous permet de constituer cet agencement qui est l’émanation même de notre personnalité, et qui constitue la condition sine qua non pour nous situer et nous repérer dans le jeu social – même les acteurs qui prétendent n’attacher aucune importance au look possèdent un look bien repérable…

Le look témoigne de l’investissement relationnel

Nous pouvons dresser un constat dont l’intérêt clinique est indéniable : il existe un lien entre la vie relationnelle d’une personne, l’image qu’elle possède d’elle-même et le look qu’elle donne à voir aux autres. Toute dégradation des rapports avec les autres se traduit quasi inéluctablement au plan de l’image de la personne. Ainsi, peut-on déterminer un véritable cercle vicieux de la communication : plus la situation relationnelle de quelqu’un se détériore, plus l’image qu’il se fait de lui se dégrade, et plus l’impression qu’il produit auprès des autres est défavorable. Le déprimé, l’exclu, l’être en souffrance est quelqu’un qui éloigne et rebute, comme le malade mental, ou le stigmatisé en général, qui déstabilise les routines de l’échange — comme le décrit si bien Erving Goffman dans son ouvrage : Stigmate [1] —. Pour cette raison, c’est au moment où l’individu aurait le plus besoin de relation et d’échange que son entourage humain est le plus susceptible de se relâcher ou d’éclater… Mais il existe, inversement, le cercle vertueux de la réhabilitation personnelle qui nous montre que toute promotion de soi se traduit par un (ré) investissement du look.
Ce qui explique tout cela, c’est que l’induction du look dans la situation est si grande que celui-ci autorise l’acteur à produire des actes et des attitudes qu’il ne pourrait produire dans un autre équipage – c’est là, la puissance même du rôle. Par exemple : on ne peut marcher de la même façon, ou avec la même assurance, vêtu d’un costume trois pièces, d’un tailleur classique, ou d’un jean et baskets. Non seulement, notre démarche s’en trouve modifiée, mais par voie de conséquence nos postures, nos mimiques, notre langage et nos sujets de conversation. C’est ainsi que la formule : être habillé décontracté s’avère des plus significatives, elle établit un rapport direct et circulaire entre le culturel et le neurologique. Certains vêtements nous autorisent, en effet, à un relâchement neuromusculaire, et par voie de conséquence à un relâchement social… En revanche, chacun a pu se sentir mal à l’aise dans une situation en découvrant que son look était parfaitement décalé : quelques mots d’excuse ou de vagues explications ne suffisent généralement pas à évacuer le sentiment pénible d’être hors-jeu.
Les romans et les feuilletons jouent parfois de dissonances sociales entre images et personnages, comme Arsène Lupin le gentleman cambrioleur, véritable dandy qui inspire confiance et se mêle aux mondanités, ou Colombo, le célèbre inspecteur faisant respecter l’ordre moral dans les milieux chics, tout en passant régulièrement pour un marginal excentrique, voire une espèce de clochard. Utilisant ces principes, certains individus, ayant des difficultés relationnelles, adoptent un look qui les empêche d’entrer en contact avec autrui, ou plus subtilement qui interdit tout développement impromptu des relations. Bien entendu, ce mécanisme de mise en échec relationnel peut être involontaire ou satisfaire certaines censures inconscientes. On ne soulignera jamais assez combien l’entreprise de nouveaux rapports avec les autres nécessite des compétences spécifiques. Les psychothérapeutes rencontrent tous les jours des personnes qui s’enferment dans des scénarios d’échecs à répétition, parce que le changement leur apparaît encore plus coûteux. Dans bien des cas, échouer s’avère plus commode que gérer une situation dont on ignore ou craint les suites. C’est précisément ce que Paul Watzlawick nous montre dans ses ouvrages pleins de subtilité et d’humour, tels Faites vous-même votre malheur ou Comment réussir à échouer.

Construire une image de soi pour exister socialement

La réhabilitation de l’image de soi fait partie de ce que les praticiens peuvent apporter à la personne en situation de handicap, ou plus largement en difficulté, pour l’aider à davantage participer socialement. Pourtant, il arrive que l’image de soi et le look soient négligés au profit de choses jugées plus fondamentales (tel était parfois le cas de malades mentaux qui se promenaient nus ou en guenilles à l’intérieur de l’enceinte de l’hôpital psychiatrique). C’est oublier que la communication est circulaire : si le look se dégrade parce que la personne se défait psychologiquement et socialement, on peut également intervenir sur la psychologie de cette personne et son contrôle social en réhabilitant son image.
Le look de la personne à faible participation sociale subit un effondrement (ou une hyperspécialisation) ; en quelque sorte, l’image de soi de l’individu implose. S’instaure alors le cercle vicieux de la communication marginale que nous évoquions : plus l’individu s’avère coupé des autres et plus son image s’immunodéprime, plus son look se détériore et plus ses relations avec les autres se dégradent. L’exclus possède une image déficitaire de lui-même, à la suite généralement d’expériences sociales désastreuses et pénibles. Cette image va à son tour le désigner dans le jeu social et ainsi confirmer à ses propres yeux que les autres ont décidément une sale image de lui. Quand la personne ne se bat plus pour son look, qu’elle n’y croit plus, pire qu’elle finit par tomber d’accord avec ceux qui la rejettent (« je ne suis qu’un pauvre type »), toute tentative de réinsertion sociale devient une gageure. Lui demander dans ces conditions de chercher un emploi ou d’entreprendre des démarches, c’est l’envoyer au « casse-pipe narcissique ».

Relooker et restyler

Aider la personne, en situation potentielle ou réelle d’exclusion, à réhabiliter son image ne constitue pas un gadget thérapeutique, mais bien l’étape fondamentale d’une démarche vers la participation sociale. Il s’agit de permettre à celle-ci de retrouver des émotions positives, de redécouvrir des possibilités, d’agir sur les interactions au lieu de les subir, d’être en mesure de jouer des rôles dans les situations sociales, d’user de sa séduction comme d’un atout relationnel et d’un mode d’affirmation de soi ; bref, de lui permettre de refaire l’expérience de feed-back valorisants venant d’autrui.
Le conseil en look ne concerne pas les seules émissions de télévision, mais fait de plus en plus l’objet d’attention des professionnels de l’accompagnement social. Nombre de praticiens font du coaching en look, en choisissant avec plus d’attention les vêtements des personnes qu’ils suivent, en s’intéressant à leurs cosmétiques, leurs lunettes, en sollicitant les services d’esthéticiennes pour le maquillage, l’épilation ou divers soins de beauté. Mais le coaching doit aller plus loin sur ce point, et s’inscrire dans une stratégie de promotion de la personne, et donc dans son projet personnalisé : il s’agit bien souvent de (re) construire une image de la personne qui lui permette de mieux participer socialement, en définissant ses atouts et ses faiblesses, en mettant en valeur ce qui peut l’être, en l’aidant à trouver son style social, y compris en utilisant toutes les marges de manœuvre que nous permet le jeu social d’aujourd’hui. Ainsi, un look quelque peu décalé par rapport à la norme ambiante permet d’adopter des attitudes elles-mêmes plus décalées et infiniment plus nuancées, sans générer fatalement un rejet ou tout au moins une mise à l’écart. C’est le cas des artistes en général qui bénéficie ainsi d’une tolérance toute particulière.
Il y a beaucoup à faire en ce domaine, car l’attitude qui a longtemps prévalu auprès des personnes en situation de handicap fut l’indifférence à ce sujet, puis une stratégie de dissimulation teintée de misérabilisme. On conseillait fréquemment aux personnes de « passer inaperçues ». Que sait-on de l’image que veulent véritablement donner les personnes accueillies par des services sociaux ou médico-sociaux ? Leur accorde-t-on d’ailleurs le droit d’exprimer une personnalité que l’on a bien souvent conçue essentiellement dans le pathos et dans le manque ? N’est-il pas temps de prendre le contre-pied d’une telle attitude ? Par exemple, en proposant du conseil en image, en style, voire en séduction ? La séduction ne fait-elle pas partie de la participation sociale par excellence ? (lire le témoignage de Delphine Censier) Car, au-delà de l’attraction sexuelle pour laquelle nous sommes biologiquement programmés, afin d’assurer la reproduction de l’espèce, la séduction sociale n’a rien de naturel, elle est de l’ordre du jeu, comme l’évoque le sociologue Jean Baudrillard : « La séduction n’est jamais de l’ordre de la nature, mais de celui de l’artifice – jamais de l’ordre de l’énergie, mais de celui du signe et du rituel » (in De la séduction). La participation sociale est un jeu, pas toujours drôle, dramatique parfois, mais la question est de savoir si nous voulons y préparer des personnes, dont la caractéristique est précisément d’avoir du mal à s’y affirmer comme acteurs, ou bien si nous préférons les maintenir dans un monde à part, un ghetto assistanciel.

[1] Erving Goffman, Stigmate (Trad. fr.), éd. de Minuit, 1976

Source : http://www.lien-social.com/image-de-soi-et-handicap

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 10:31
Triathlon, 2 frères inséparables malgré le handicap - via SpiOn

L’histoire émouvante de Théophile et Valentin, deux frères inséparables unis par le sport malgré le handicap.

Dans un reportage pour l'émission Stade 2 du 14 juin 2015 intitulé "Triathlon : Inséparables" , la journaliste Marie-Christelle Maury a suivi les deux frères Théophile et Valentin à l'occasion de leur participation à un triathlon pas tout à fait comme les autres. L'histoire de Théophile, 24 ans, handicapé depuis la naissance, sourd, muet et presque aveugle et Valentin, son frère âgé de 28 ans. Pensant rater sa fraternité, Valentin décide de former uneéquipe de triathlon hors du commun avec son frère handicapé. Le duo s'entraîne alors avec assiduité pour courir le triathlon de Cergy Pontoise. La course a eu lieu le 31 mai dernier, le jour de la fête des mères.

1600 mètres de natation en poussant Théophile dans un bateau gonflable, 53 kilomètres de vélo sous la pluie et 11 kilomètres de course à pied, voilà le programme insensé que les deux frères ont avalé en 4 heures 31 minutes et 52 secondes, un véritable exploit. Malgré une 240ème place sur 300 concurrents, le duo gagne l'estime de tous les autres sportifs, une vraie leçon d'humilité et de fraternité.

La video ici : https://www.youtube.com/watch?v=BZQToH1_uJY

Souce : http://www.spi0n.com/theophile-valentin-triathlon-stade-2/

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 09:04
Un jeune homme fait un slam en fauteuil roulant lors d'un concert - via videobuzzy

Lors d'un concert à Montréal, au Canada, la foule a porté à bout de bras un jeune homme en fauteuil roulant pour que ce dernier soit à proximité de la scène. Ce sont 3 de ses amis qui ont relevé le défi de l'emmener au plus près de son idole mais ils ne se doutaient certainement pas que le chanteur du groupe les inviteraient à le rejoindre sur la scène.

La vidéo en entier sur : http://www.videobuzzy.com/Un-jeune-homme-fait-un-slam-en-fauteuil-roulant-lors-dun-concert-11125.news

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 11:33
REBEKAH MARINE DÉFILERA À LA FASHION WEEK DE NEW YORK AVEC UNE PROTHÈSE

Si les prothèses sont aujourd'hui une réalité, elles sont encore assez "mal" acceptées dans nos sociétés. Mais avec les progrès de la technologie, ce n'est qu'une question de temps pour que la situation change. Et cette acceptation passe aussi par les podiums de mode, notamment à la célèbre Fashion Week de New York.

Rebekah Marine est une Américaine de 28 ans, elle est née sans avant-bras et à l’âge de 22 ans, avec de nombreux soutiens, dont celui de l’associationLucky Fin Project qui vient en aide aux individus présentant un handicap aux membres supérieurs, elle se lance dans le mannequinat.

Aujourd’hui, elle s’apprête à fouler le podium de la très select Fashion Week de New York, le 13 Septembre prochain. En guise d’avant-bras droit, une prothèse bionique I-limb Quantum, l’une des plus perfectionnées au monde, produite par Touch Bionics. Et si Rebekah Marine en est là aujourd’hui, c’est qu’elle a accepté sa condition et la situation :

Les agences ne regardent même pas mon portfolio. Mais je me suis rendu compte qu’il fallait simplement que je trouve ma niche. J’ai fini par accepter le fait que la plupart des clients ne voudront pas travailler avec moi du fait de mon handicap.

Un rêve qui se réaliser pour la jeune femme. Et de rêves, elle n’en manque pas. La « modèle bionique » entend bien, un jour, faire la couverture du magazine Vogue : « C’est mon objectif personnel. Et je ferai tout pour y arriver.«

Sur ce catwalk new-yorkais, Rebekah Marine croisera une autre mannequin atypique, Madeline Stuart, 18 ans, trisomique. Une grande première !

Source : http://fr.ubergizmo.com/2015/09/07/rebekah-marine-mannequin-fashion-week-new-york-prothese.html

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 10:32
Un fauteuil roulant qui monte les escaliers - via Handirect.fr

Un fauteuil roulant qui monte les escaliers : tel est le concept élaboré par un groupe d’étudiants suisses de l’École Polytechnique de Zurich dans le but de faciliter les déplacements quotidiens des personnes en situation de handicap. Muni d’un système de propulsion électrique, deux roues tout-terrain, une chenille en caoutchouc et deux autres petites roues, le fauteuil Scalevo a la capacité de détecter les escaliers lorsque l’utilisateur s’y trouve confronté. Les deux petites roues et la chenille s’activent alors automatiquement pour entamer l’ascension, et un gyroscope intégré se charge de maintenir l’utilisateur en position horizontale quel que soit le degré d’inclinaison du siège. Il existait déjà un fauteuil de ce type: le Top Chair, qui lui date de 2007... Le nouveau fauteuil modernise l'idée en ajoutant le gyroscope, notamment pour éviter à l'utilisateur d'être penché en avant pendant la montée. Toutefois, le concept d'un fauteuil qui monte des escaliers en toute autonomie et sans que des aides humaines ou accessoires ne soient nécessaires reste encore assez nouveau... La mise sur le marché de Scalevo n’est cependant pas encore à l’ordre du jour. En cause, la lenteur de l’appareil et le fait qu’il n’ait pas encore été conçu pour descendre les escaliers.

Source : http://www.handirect.fr/rubriques/actualite/actualites/fauteuil-roulant-qui-monte-escaliers,11132.html

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 12:16
Les chirurgiens-dentistes s'engagent pour la santé des personnes handicapées - via Handicapinfos

Aujourd’hui, les chirurgiens-dentistes sont mobilisés en s’engageant sur 7 piliers pour améliorer la santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap.

A l’initiative de l’UFSBD (Union française pour la santé bucco-dentaire), l’ensemble de la profession dentaire et ses représentants ont signé, fin août, une charte pour améliorer la santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap.

La signature de cette charte mobilisant tous les chirurgiens-dentistes s’inscrit dans la continuité de son engagement pris en décembre 2014 pour l’accès à la santé des personnes en situation de handicap. A cette occasion, l’UFSBD s’est notamment engagé à "apporter une réponse aux attentes de l’ensemble des acteurs du soin et de l’accompagnement, ainsi qu’à promouvoir l’accès des personnes en situation de handicap aux soins courants et spécifiques en milieu ordinaire, quelle que soit la spécialité médicale ou paramédicale".

Un parcours de soins individualisé
Partant du principe que l’état de santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap est un enjeu de santé publique et d’intégration sociale, l’UFSBD a été à l’initiative d’une réflexion, puis, de la fédération de l’ensemble de la profession et ses représentants pour améliorer l’accès à la prévention afin de privilégier les solutions en amont permettant de limiter les besoins de soins dentaires en aval. Les chirurgiens-dentistes ont ainsi mis en place un parcours de santé individualisé et cela, quel que soit le handicap, l’âge ou le milieu de vie de la personne.

Un engagement sur 7 piliers
Aujourd’hui, les chirurgiens-dentistes sont mobilisés en s’engageant sur 7 piliers pour améliorer la santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap :

1. Mobiliser tous les acteurs du parcours de santé.

2. Veiller à la prise en compte de la santé bucco-dentaire au sein du parcours de soins le plus précocement possible.

3. Imposer l’éducation à la santé et la prévention comme les incontournables du parcours de la santé bucco-dentaire.

4. Faciliter et développer l’accès aux soins ambulatoires.

5. Créer une habitude de visite régulière chez le chirurgien-dentiste, dès le plus jeune âge, en favorisant le milieu ordinaire.

6. Impliquer les établissements médico-sociaux en tant que partenaires du parcours de santé et intégrer le chirurgien-dentiste au sein des équipes médicales.

7. Identifier, former, sensibiliser les établissements et leurs coordonnateurs de soins.

Ainsi, pour l’UFSBD, outre l’amélioration de la santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap, cette charte "répond à la nécessité du décloisonnement entre l’hôpital, le médico-social et le milieu ordinaire". La signature de cette charte a eu lieu le 26 août 2015 au siège du Conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes.

EN SAVOIR + :
7 piliers pour améliorer la santé bucco-dentaire des personnes en situation de handicap
www.ufsbd.fr

Source : http://www.handicapinfos.com/informer/chirurgiens-dentistes-engagent-sante-personnes-handicapees_31712.htm

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 18:43
Handicap : l’ordonnance ratifiée, la loi promulguée au Journal Officiel sur l'accessibilité des lieux publics - via handicapinfos.com

La loi accordant de nouveaux délais pour la mise en accessibilité des lieux publics et des transports aux personnes handicapés, qui ont suscité la colère des associations, a été publiée jeudi au Journal Officiel.

La loi n° 2015-988 du 5 août 2015 ratifiant l’ordonnance n° 2014-1090 du 26 septembre 2014 a été publiée le 6 août au Journal Officiel. Les agendas d’accessibilité programmée et les délais pour la réalisation des travaux de mise en accessibilité des établissements recevant du public ne passent toujours pas auprès des associations de défense des personnes en situation de handicap.

La loi handicap de 2005 avait initialement fixé au 1er janvier 2015 l'obligation d'accessibilité des établissements recevant du public et des transports publics. L'échéance n'a pas été respectée.

L'ordonnance du 26 septembre 2014, définitivement ratifiée par le Parlement le 21 juillet, a donc instauré de nouveaux délais. Ils vont de 3 ans pour les établissements pouvant accueillir jusqu'à 200 personnes, à 6 ans, voire 9 ans pour les établissements de plus grande capacité ou encore les transports ferroviaires. Des dérogations sont prévues notamment pour les établissements "en difficulté financière avérée".

La loi du 5 août 2015 ratifie l'ordonnance, qui prévoit que dans les établissements d'une capacité d'accueil de plus de 200 personnes, l'employeur mette en oeuvre une formation à l'accueil et à l'accompagnement des personnes handicapées.

La loi prévoit par ailleurs que le coût pour les personnes handicapées du transport à la demande mis en place par une autorité organisatrice ne peut être supérieur à celui applicable aux autres usagers dans un même périmètre de transport urbain.

Elle stipule que le service civique sera ouvert aux jeunes handicapés jusqu'à l'âge de 30 ans, au lieu de 25 ans jusque-là.

Les nouveaux délais accordés pour la mise en accessibilité ont suscité la colère des associations de personnes handicapées, qui ont organisé ces derniers mois plusieurs manifestations et lancé une pétition sur change.org ayant recueilli 232 000 signatures.

Plaidant le pragmatisme, la secrétaire d'Etat aux personnes handicapées Ségolène Neuville avait pour sa part souligné fin juillet qu'"aujourd'hui, seulement un tiers des établissements recevant du public, c'est-à-dire 330 000 sur un million, sont en accessibilité". L'objectif du gouvernement est que "dans trois ans, 80% des établissements se soient mis en accessibilité".

Mme Neuville avait précisé que ceux qui ne sont pas encore accessibles devaient déposer leurs agendas de programmation de travaux avant le 27 septembre en préfecture.

Source : http://www.handicapinfos.com/informer/handicap-ordonnance-ratifiee-loi-promulguee-journal-officiel-accessibilite-lieux-publics_31632.htm

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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 08:59
Un enfant autiste de 11 ans dessine une carte du monde extrêmement détaillée de mémoire ! - via minutebuzz

"Un jeune garçon autiste de 11 ans est venu dans un des cours universitaires de ma fille aujourd'hui, et a dessiné ça de mémoire."

Un professeur d'université a emmené son jeune fils autiste voir l'une de ses classes, et ce dernier à impressionné tout le monde avec son talent incroyable. Il a réussi à dessiner unecarte du monde extrêmement détaillée seulement de mémoire. Une jeune fille qui assistait au cours a rapporté cette histoire à son père, qui a ensuite posté le tout sur Reddit. Il explique : "J'étais émerveillé, surtout en tant que père d'un enfant avec le même handicap."

Source : http://www.minutebuzz.com/insolite--un-enfant-autiste-de-11-ans-dessine-une-carte-du-monde-extremement-detaillee-de-memoire/

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 08:41
"Homeland" et bipolarité : comment parler handicap avec votre employeur - via Handirect.fr

Les fictions sont parfois un bon moyen d’évoquer la réalité, surtout quand elles abordent le handicap au travail. Comparatif fiction-réalité avec la série Homeland.

Avertissement: cet article parle de la série Homeland et pourrait vous révéler des moments-clés de l’intrigue.

La série télévisée « Homeland » relate le retour aux Etats-Unis de Brody, soldat porté disparu depuis 8 ans lors d’une opération en Irak et kidnappé par une organisation terroriste. Accueilli comme un héros aux Etats-Unis, il éveille cependant les soupçons de Carrie Mathison, brillant agent de la CIA, persuadée qu’il a rejoint le camp ennemi et prépare un attentat contre son pays. Seule contre tous et déterminée à prouver qu’elle a raison, Carrie porte également un lourd secret: elle est bipolaire.

Homeland est bien entendu une fiction et le cas de Carrie Mathison peut sembler extrême. Il ne s’agit pas ici de faire une analogie (sauf peut-être si vous êtes à la fois bipolaire, agent de la CIA, fan de jazz et de vin blanc) mais, comme à notre habitude, de partir de la série comme base de réflexion sur le handicap en entreprise. Nos conseils en 10 points.

Cacher sa différence à son employeur: une conduite qui peut s’avérer risquée

La fiction: Carrie prend un traitement. Malgré des conditions de travail psychologiquement risquées compte tenu de son handicap, elle est convaincue qu’elle peut gérer la situation sans en parler autour d’elle. Semblant être celle à qui tout réussi, Carrie Mathison perd néanmoins le contrôle de sa maladie. La sanction est, dans son cas, extrême: victime d’une crise devant ses supérieurs, elle perd toute crédibilité et est suspendue de ses fonctions, semblant inapte à exercer son poste.

La réalité:

  • Aménager techniquement ou humainement un poste de travail suppose que vous en parliez à votre employeur. Certains candidats craignent d’évoquer le problème par peur ou par complexe. Cela permet pourtant à votre employeur d’anticiper les aides possibles de la part de diverses structures, et au salarié de bénéficier d’un confort de travail qui impactera nécessairement sa performance.
  • Parler de son handicap ouvre ainsi la voie à une meilleure compréhension de vos besoins et de ce qui constitue votre différence. Cela peut même donner l’exemple à des salariés qui refusaient de se faire connaître jusque-là. Travailler dans de bonnes conditions est un gage de performance et d’épanouissement sur le long terme.
Aménagement = performance

La fiction: Carrie est finalement rappelée par son employeur, qui a besoin de ses compétences. Davantage encadrée du fait de la déclaration de son handicap, elle prouve en situation combien elle est indispensable et brillante.

La réalité:

  • Demander un aménagement vous permet de travailler dans les mêmes conditions que les autres salariés. La loi est très claire sur ce point:l’aménagement de poste ne doit pas apporter un plus au salarié mais lui permettre de travailler normalement. Travailler dans des conditions adaptées vous permet d’être au maximum de vos capacités.
  • Plutôt que d’en arriver à une situation tendue, il est préférable d’annoncer tout de suite la nécessité d’aménager votre poste afin que vous puissiez travailler dans des conditions optimales et ainsi donner le meilleur de vous-même.
Quand et comment aborder la nécessité d’aménager votre poste ?

Refuser de parler de ses aménagements de poste et travailler sans ces derniers peut s’avérer être une conduite risquée et contre-productive sur le long terme. Mieux vaut donc aborder rapidement le sujet.

Trouver un candidat doté des compétences demandées peut se révéler être une tâche plutôt aisée sur certains postes. Cependant, si certaines candidatures semblent idéales sur le papier, il est moins évident de dénicher la perle rare qui aura le savoir-être et l’état d’esprit que recherche l’entreprise. Lorsqu’un employeur trouve cette perle, il est souvent ouvert à la discussion concernant les conditions de travail.

Trois choses à savoi:

  • De nombreuses aides pour l’employeur existent pour alléger la charge financière que pourrait constituer votre aménagement de poste.
  • Vous permettez à l’employeur de recruter quelqu’un de talentueux et faisant partie de la diversité, un axe parfois très investi dans les entreprises. Si annoncer son handicap peut avoir un effet positif, nous ne vous rappellerons jamais assez que ce sont vos compétences qui font la différence. Pas votre handicap!
  • La diversité est une des grandes préoccupations actuelles dans les organisations: les entreprises font maintenant le lien entre diversité et performance. La diversité est en effet source d’une plus grande adaptation d’une équipe.
Aborder le sujet en entretien

Débutez l’entretien sous l’angle de votre potentiel: Une fois vos compétences, votre projet professionnel et son adéquation avec l’entreprise abordés, vous devez parler des aménagements de poste qui vous sont nécessaires. En aucun cas vous ne devrez ouvrir la conversation avec ces derniers, ni même en parlant de votre handicap, encore moins des moindres détails de votre pathologie. Les compétences d’abord!

Venez avec une solution: Comme pour tout autre challenge, l’employeur vous sera reconnaissant d’avoir fait quelques recherches concernant les aides auxquelles il pourrait avoir droit ou encore si vous proposez par vous-même des pistes pour faciliter votre quotidien en impactant au minimum le fonctionnement de l’entreprise. N’hésitez pas à dialoguer plutôt qu’imposer car votre recruteur aura peut-être une idée à laquelle vous n’avez pas pensé.

Démontrez que votre aménagement de poste est un gage de votre performance:L’employeur peut, en toute bonne foi, avoir des difficultés à percevoir en quoi l’aménagement de poste que vous demandez est lié à votre handicap et peut compenser celui-ci. Démontrez en quoi il s’agit d’une compensation et non d’un luxe supplémentaire. Prenez des exemples dans votre vie professionnelle ou quotidienne, sans jamais dire de mal de vos anciens employeurs, ce qui serait doublement mal perçu en l’espèce.

Inspirez nos lecteurs et racontez-nous comment vous avez abordé la question de vos aménagements lors de votre entretien d’embauche !

Cet article a été écrit avec la collaboration de la mission handicap d’Amallia, acteur du logement solidaire engagé dans une démarche en faveur de la diversité tant pour le recrutement de ses salariés que pour leur maintien dans l’emploi.

Contribution talenteo.fr. Talentéo est un acteur actif et différent du recrutement innovant. Sa vocation : faciliter la rencontre entre entreprises et professionnels en situation de handicap. Un seul leitmotiv : « Tous les talents accessibles ». Premier blog emploi et handicap en France, Talenteo.fr est devenu en juin 2013 le premier RS pro du handicap et de l emploi.

Source : http://www.handirect.fr/rubriques/a-la-une/homeland-bipolarite-comment-parler-handicap-avec-votre-employeur,9970.html

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